Origine
L'origine de la cornemuse reste encore difficile à déterminer du fait qu’il y a peu de témoignage
permettant de l’identifié .Les clarinettes et hautbois sont généralement considérés comme les
ancêtres des cornemuses. Si on considère la cornemuse comme un instrument à anches muni
de sa propre réserve d'air souple permettant la production d'un ou plusieurs sons continus,
les clarinettes et hautbois joués en souffle continu ne diffèrent des cornemuses que par le fait
que la réserve d'air. L'utilisation d'une poche souple pour permettre la production de sons continus
reste une énigme. On considère généralement que cet apport a pu se faire par l'Orient et a été adopté
par grecs et romains qui en avait l'utilité pour le jeu en continu.
Présentation
Elle est constituée d'une poche étanche (un sac) dans laquelle l'air est poussé par un soufflet ou par
la bouche de l'instrumentiste. L'air s'échappe ensuite de manière continue du sac, au travers un ou
plusieurs tubes dont l'extrémité interne possède une anche qui sert à produire le son. Ces tubes
sont pour certains percés de différents orifices qui sont, comme pour une flûte, obturés ou laissés
libres par les doigts ou par un jeu de clefs, afin de modifier la tonalité du son.
Le tuyau mélodique (appelé chalumeau ou chanterelle) peut être unique mais il peut également y en
avoir deux, dévolus chacun à une main, les deux tuyaux sont alors plus ou moins identiques ou
dotés de combinaisons de trous différentes.
Il existe plus d'une centaine de types de cornemuses recensées à ce jour. C'est un instrument que
l'on retrouve dans une grande partie des cultures d'Europe et du pourtour de la Méditerranée.
Les différentes parties de la flûte traversière
Sac : généralement fait de peau animale. Réservoir d'air actionnée par pression pour produire les sons.
Chalumeau : pièce conique à hanche double qui est percée de trous produisant les notes.
Tuyau de bouche : entrée de l'air qui est insufflée par le joueur.
Embouchure :pièce du tuyau de bouche possédant un clapet pour éviter que l'air ne s'échappe.
Bourdon : produit une note fixe qui soutient la mélodie.
La famille de la Cornemuse
- Boha (cornemuse landaise), la cornemuse traditionnelle des Landes de Gascogne ;
Border pipe (écossaise), la cornemuse traditionnelle du sud de l'Écosse et du nord-est d'Angleterre;
- Cabrette (auvergnate), cornemuse apparue au XIXe siècle dans la communauté auvergnate de Paris et qui s'est rapidement répandue en Haute Auvergne et Aubrac ainsi que dans des zones limitrophes ; elle comporte un tuyau mélodique et un tuyau d'accompagnement, mais ce dernier n'est pas toujours fonctionnel ;
- Centre France ; cornemuse d'usage courant, reconstruite à partir d'anciens modèles conservés dans les musées ou les familles des anciens musiciens ;
- Chabrette (limousine) ;
- Chabrette (périgourdine);
- Musette Béchonnet (Bourgogne), dans le Charolais et le Brionnais, les chercheurs du GRETT ont découvert que la pratique de la cornemuse a perduré jusqu'en 1931. Ils ont recensé à ce jour une dizaine de cornemuseux locaux, jouant sur des instruments à soufflet de type Béchonnet;
- Musette bressane (Bourgogne), petite cornemuse à soufflet, hautbois en Si bémol et deux bourdons (petit bourdon parallèle au hautbois sur un même boîtier). On en a retrouvé plusieurs exemplaires dont un en parfait état, signé Lutaud 1852, conservé au musée des Ursulines à Mâcon. Cet exemplaire a servi de modèle à B. JACQUEMIN (luthier à Semur-en-Auxois) pour réaliser des copies permettant de reconstituer un style de jeu dont il n'existe pas de témoignage sonore.
- Veuze (instrument du marais breton/vendéen à anche double non pincée).