Origine
Le plus lointain ancêtre de la vielle remonte au 12ième siècle. On l'appelait alors l'organistrum. A la fin du 12ième et au 13ième siècle, on lui donne le nom de "chifonie" ou "symfonie". A cette époque, les troubadours s'en servent pour accompagner leurs chansons à travers toute l'Europe, aussi bien sur les places des villages que dans les châteaux.
En 1720, un luthier nommé Bâton, donne à l'instrument sa forme actuelle. Il a l'idée d'utiliser de vieilles caisses de guitares et de luths, instruments qui n'étaient plus à la mode, pour les transformer en vielle à roue. Le succès est immédiat: c'est l'âge d'or de la vielle et de ses luthiers.
Pour anecdote, au fil du temps, la vielle devient l'instrument privilégié des paysans. On commençait très jeune à jouer de la vielle, souvent, dès l'âge de huit ou neuf ans. L'enfant emportait l'instrument de son père et tournait la manivelle en gardant les vaches.
Présentation
La vielle à roue est un instrument puissant, adapté à la danse en plein air. Les cordes sont frottées par une roue en bois. La roue devient donc un archet circulaire.
Les notes sont jouées par la main gauche, à l'aide d'un petit clavier. Lorsque les doigts appuient sur les touches du clavier, ils actionnent de petits morceaux de bois (sautereaux) qui touchent les cordes.
Une des originalités de cet instrument est de pouvoir ajouter un rythme, grâce à un petit chevalet en déséquilibre sur lequel est tendue une corde. On appelle ce rythme: le chien. C'est en donnant un coup de poignet sur la roue qu'on actionne le chien. Il produit alors un son court et grinçant qui donne le rythme.
1. Manivelle
2. Cordier
3. Ouïes
4. Tiran de chien
5. Chien
6. Chevalets
7. Bloquages du cache-roue
8. Roue
9. Clavier demi-ton
10. Table d'harmonie
11. Clavier diatonique
12. Boîte à plumier
13. Couvercle du clavier
14. Caisse de la vielle
15. Oreillettes
16. Attaches pour couroies
17. Chevilles
18. Chevillier
19. Tête sculptée